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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 19:34

- J'ai des salamandres et des têtards si tu veux.

- Je veux bien mais j'ai rien à échanger.

- Si tu m'aides pour l'interro d'anglais ça ira.

- D'accord alors.

Petit dialogue courant, dans une cour de collège, il y a déjà longtemps, entre un garçon brun au visage grêlé de tâches de rousseur et une fillette aux joues roses.

La mixité toute nouvelle nous semblait à nous naturelle. Alors que le collège flambant neuf accueillait en son sein les premiers mélanges filles-garçons.

Discours pontifiants et recommandations multiples nous avaient bien signifié que ce changement annonçait une ère nouvelle.

Bon, comme il fallait nous différencier : les filles portaient un tablier à carreaux blanc et bleu, et les garçons un tablier uni bleu foncé. Cela faisait une belle harmonie dans la cour .

La fillette aux cheveux filasses qui glissait dans son cartable bondé un bocal rempli de petits batraciens pendant une récré : c'était moi. Le garçon donneur de trésors animés faisait partie de ma classe.  Un grand.  Un redoublant. Spécialiste de la pêche et de la capture de petits animaux, surtout des amphibiens. Grand connaisseur de l'école buissonnière. Très calé sur toute la vie aquatique de nos petits ruisseaux  environnants.

En contre partie : mauvais élève et abonné au  dernier rang. Bête noire des profs.

Nous formions l'alliance du cancre déluré et de la bonne élève silencieuse : une association bizarre, étonnante, mais bien réelle.

Comment démarre une amitié enfantine? Et pourquoi perdure-t-elle? Mystère insondable.

Quoi qu'il en soit, nos petits trafics animaliers s'étaient accélérés avec l'arrivée du printemps.

Je me souviens que tout avait commencé par le don de petits goujons vivants dans un bocal de verre.

- Tiens. J'en ai trop péché hier. Tu les veux?

- Si je les prends, c'est pour les remettre à l'eau, lui répondis-je un rien insolente.

- Tu en fais ce que tu veux. C'est cadeau, répliqua-t-il avec un large sourire.

Le lendemain, je lui ramenais son bocal vide.

- Merci. Ils étaient tous vivants en retournant dans le canal.

- Y en aura d'autres si ça t'amuse, me dit-il, l'oeil goguenard.

C'est là, qu'inspirée , je lui ai proposé:

- Des bestioles contre une aide en classe?

- Ça me va.

C'est ainsi que fut scellée notre collaboration amicale. Étrange manège que le notre : il attrapait de menus animaux pour le plaisir de me les donner, et moi je les acceptais pour le plaisir de leur rendre la liberté. Beaucoup de salamandres, tritons et autres grenouilles ainsi que des  poissons-chats,des perches arc -en-ciel et des goujons transitaient par mon cartable avant de se retrouver dans l'onde fraîche. L'aide scolaire consistait à laisser négligemment ma feuille d'interro sous ses yeux ... Facile!

Un jour d'orage, le bocal grouillant de petites vies aquatiques s'est retrouvé chez moi, en attente. Vite, j''ai versé le contenu du bocal dans un vieil aquarium, le tout prés de mon lit dans ma chambre. J'ai posé un petit grillage dessus pour protéger les invités improvisés des vues du chat de la maison.

Goûter. Devoirs. Repas. Soirée anodine.

Quand soudain : grand fracas et cris horrifiés venant de ma chambre.

- Des serpents! Tu as ramené des serpents! hurlait ma mère échevelée. Le chat a fait tombé l'aquarium et maintenant ils se promènent dans ta chambre!

Tout en rattrapant les salamandres effrayées et les grenouilles affolées, je lui répondis avec une morgue toute enfantine :

- T'as pas vu qu'ils ont des pattes tes serpents?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 11:32

Avertissement !

Ce texte ne s'adresse qu'aux amis des chats.

Fort risque d'allergie.

J'adore les chats.

Et ils me le rendent bien.

Mon chat actuel se nomme Gaîa. Petite fée velue et moustachue dispensatrice de câlins.

Avant elle, plusieurs sont passés dans ma vie. Tous ont laissés une  marque indélébile dans ma mémoire. 

Les chats de ma mère  portaient  tous le même nom : "Minette", mâle ou femelle, peu importe. 

Ils furent mes "apprentissages" de l'esprit animal.

Mes premiers chats eurent pour  nom : Pussy, Bouboule, Pirouette et Câline.Deux mâles. Deux femelles. Quatre caractères distincts. Entités remarquables. Multi facettes félines .

Chats malins. Chats stupides.Chats caressants .Chats acariâtres.

 J'ai donc des histoires de chats  plein ma besace.

En voici une particulièrement édifiante.

J'habitais le quartier médiéval de la vieille ville, tout près de la cathédrale. Quartier populaire, repaire des familles de portugais, travailleurs courageux mais harassés.Tous apparentés. Tous bucherons.

Au fond d'un long couloir sombre: une cour cernée de fenêtres, encombrée de piles de bûches, de copeaux de bois,d' humbles carrioles. Hâvre citadin des rongeurs et des chats errants.  Mon logement était là, au premier étage.

J'avais Lisbonne à ma porte. Les sardinades et le fado montaient tous les jours jusque chez moi. Bruit et odeur  ibériques.Les chants  las se mélaient aux appels impérieux des mères :

-Filipe! Filipe! Fàbio! Fàbio!

Mon salon donnait sur les toits de leurs petits chais remplis de tronçonneuses, haches et autres manchettes affutées.

Aux beaux jours,le soir venu, se jouait ici un théâtre d'ombres  et de miaulements au rituel bien huilé. J'étais aux premières loges, dans la pénombre, je savourais la danse féline un peu cruelle des chats en chaleur.

Une belle chatte tigrée donnait le tempo de la sarabande.

  Quelques mâles échauffés lui tournaient autour en lançant au ciel des feulements rauques déchirants.

Tapie dans l'ombre, elle attendait en grondant sourdement. C'était une mascarade, parce que chacun des chats aurait son heure.

Commedia dell' arte!

La belle veloutée se laissait finalement séduire par tous ses prétendants empréssés. Aprés quelques coups de pattes griffues pour donner le change.

Simplicité animale.

Le manège recommençait  tant que la belle tigrée n'était pas rassasiée et jusqu'à ce que les chaleurs s'estompent..

Un soir, Bouboule, le bien nommé, s'invita dans la scène.

Autant dire un grain de sable dans tout ce beau rouage. Notre belle tigrée ne savait plus où donner du râle: tous ces mâles à ses pieds, quelle aubaine!

Elle ignorait que Bouboule n'avait de mâle que le nom .Il était castré et donc totalement insensible aux charmes de notre fiéffée féline!

Tandis que ses congénères se tenaient à distance de la belle, suivant le scénario préétabli , il s'avança sans crainte vers elle. Elle cracha tant et plus, menaçante.

Il ne recula pas, allant directement sur elle. Là, il lui assèna quelques coups de pattes bien sentis.

Elle s'aplatit , tentant d'éviter les griffes peu amènes...Penaude.

Aucun des chats ne bougea une moustache.

L'eunuque quitta la scène, la queue haute, nullement inquièté.

Ce fut l'unique fois où je vis des chats médusés!

 

 

 

 

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 12:37

Je me rappelle les berges pentues et herbues.

Tapis vert si doux aux pieds menus.

Je me rappelle l'éclat du soleil.

La dolence du jour, la douceur de l'air.

Je me rappelle la pureté du ciel, inégalable.

Les flots boueux et tranquilles de la rivière.

Je me rappelle l'aspect indécis de l'eau.

Le flux changeant  allant du vert au bleu.

Je me rappelle les jeux, les rires.

Les folles galipettes enfantines.

Je me rappelle le ruisseau ami.

Son débit vif, son onde claire.

Je me rappelle les vairons et goujons.

Mignons petits poissons.

Je me rappelle juste avant qu'ils ne disparaissent,

Dans l'eau de la déesse paresseuse.

Je me rappelle nos petits seaux

Emplis de ces trésors vivants.

Je me rappelle les tractations âpres:

"Trois goujons pour un gardon."

Je me rappelle nos cannes à pêche assassines

Pour poissons chats et perches-soleil.

Je me rappelle les prises des vrais pêcheurs :

Carpes, brèmes et sandres magnifiques.

Je me rappelle leurs écailles brillantes.

Joyaux glissants aux reflets d'arc en en ciel.

Je me rappelle leurs soubresauts sauvages,

Leur combat  pour retrouver l'eau.

Je me rappelle la Saône lunatique,

Abritant dans ses hauts fonds de mystérieux silures.

Je me rappelle les légendes rustiques

Inquiétantes à leur sujet.

Je me rappelle bien le fort courant

Me portant dans ses bras invisibles.

Je me rappelle la terreur

Qui m'a poussée à nager.

Je me rappelle la sensation

Au bout de mes pieds nus.

Je me rappelle que c'était visqueux,

Comme la peau du grand carnassier.

Je me rappelle être sortie de l'eau

A la hâte, glissant sur la vase.

Je me rappelle les rires des pêcheurs:

" la gamine sait nager maintenant!"

Je me rappelle des algues gluantes

Flottant à la surface...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 12:24

Les vacances commencent à l'aéroport. 

 On a du fun!

Dans la file d'attente, parmi les bagages, valises et autres sacs, entendre l'accent Québécois c'est déjà exotique!

Tabarnack!

Pour qui ne connait pas Montréal ,il faut imaginer une métropole américaine avec ses larges voies routières, ses grattes ciel , ses trottoirs immenses.

Câlisse!

Feux tricolores pour voitures, feux tricolores pour piétons: attention , ici, personne ne traverse hors des clous! Une ville américaine avec la démesure que cela sous-entend.

Crisse!

Mais une ville en grande partie francophone , multiculturelle, multi éthnique où la douceur de vivre n'est pas un vain mot.

Pantoute!

Mais avant de se promener sur "ces quelques arpents de neige" reniés par Voltaire, il faut passer l'épreuve du voyage.

Ostie!

Embarquement, contrôle,  trouver son siège, s'installer pour 7h de vol. Hublot. Gros monsieur en short jaune fluo à côté. Voilà.

Fais frette icitte!

Durant le vol : remplir sans rire la déclaration douanière qui demande:" Comptez-vous commettre un attentat sur le sol canadien? Transportez-vous des explosifs?...etc ...etc"

C'est bin plate!

Une fois sur le continent américain , prendre le gigantesque labyrinthe qui mène aux douaniers. Leur  remettre le précieux sésame. Ils s'empressent de vous re poser les mêmes questions.

Assez tannantes!

Y répondre sans états d'âme.Une fois. Deux fois. Rester zen.

On est fins!

Ensuite: que du bonheur. La métropole est là, tout près. Verdoyante,lumineuse, aérée...Alors, vite il faut se laisser porter par la candeur exotique de la langue, pour ne pas perdre une miette.

Aller prendre un breuvage à la terrasse d'un café, avec une salade de soya, accompagnée de crème sure et aussi de  blé d'inde c'est déjà cute et ça inaugure de bonnes vacances!

Mais attention à certains pièges!

Il faut savoir qu'une danseuse à Montréal ne sait pas éxécuter d'entrechats...Hormis le lap dance, pour un "ballet" assez porno!

C'est mieux de le savoir pour ne pas passer pour un cave!

Tu comprends -tu?

 


 

 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 20:15

Des petits frères c'est facile de s'en faire une troupe privée toute dévouée.

Moi, je les avais sous ma garde donc: on obéit à sa grande soeur et c'est tout! Tolérance zéro.

Face à deux gringalets de 4 et 7 ans de moins que moi, j'avais la partie belle.

Et j'en abusais.

Je m'étais octroyé ce droit. Compensation bien dérisoire.Responsabilité écrasante.

Une photo jaunie et décolorée nous montre tels que nous étions alors : petits forçats du quotidien, tout ensoleillés, le cheveu en bataille, les genoux couronnés...Une déclinaison de l'enfance insouciante.

Pirates de l'imaginaire.Improvisation reine.

J'étais le Capitaine Sans Pitié d'un tout petit navire. Mon équipage soumis à ma loi n'était  aguerri qu'à mes ordres.

Pour le jeu et l'aventure du jour.

L'improbable rébellion du cadet se matait par quelques prises de catch joyeusement enfantines.Rires cristallins et joues rougies par les coups.

-On se bagarre? Disions nous,souriants, prompts à se rouler à terre.

Toujours je gagnais.Triomphe écrasant.

Les cris du petit s'étouffaient par un mélange de gavage de bonbons et lourdes menaces:

-Ze vais le dire ! Ze veux la bagarre moi aussi.Chuis grand!

- T'es qu'un bébé! Si tu le dis tu viens plus avec nous!

Je goûtais à la toute-puissance absolue.Joie immense de la domination fraternelle.

Enfin...Tout n'était qu'illusion, bien sûr.

Vint le jour où il n'y eut plus ni navire ni équipage ...

Vint le jour où les petits frères secouèrent leurs chaines invisibles :

-On se bagarre?

Dès la première prise je su que s'en était fini de ma suprématie.

A terre, demandant grâce:

-On arrête! C'est pas drôle.

-Ben , si ! répondit le cadet, goguenard, soudain conscient de son nouveau statut.

Le petit ,indifférent ,restait concentré sur la télé:

-Faites moins de bruit , j'entends rien!

Ce fut notre dernière joute.

Quels sales gosses ces enfants qui grandissent!

 

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 15:06

 Il est des situations qui exigent de nous d'avoir recours à notre dignité naturelle ...ou pas!

Quoi de mieux pour le vérifier qu'un intermède théoriquement peu souriant?

En voilà un petit exemple.

Après un banal  éternuement : une hémorragie nasale me prend en traître.

Conseil du 15: s'inquiéter dans le cas où ça ne s'arrête pas au bout d'une heure.

Et puis: se moucher et compresser. Attendre et aviser.

Donc.

Aux urgences, alors que mon nez pisse toujours du sang comme une fontaine: rester digne, le mouchoir trempé sur la bouche, essayant d'aligner 2 mots intelligibles sans trop  ruiner mon chemisier.

Réprimer la nausée due au flux sanguin absorbé.

Constater que le sang n'est guère goûteux, même quand c'est le sien.

Rester digne durant l'attente dans un box.Essayer la méditation.

Rester digne quand je me  rends compte que je vais répéter plusieurs fois ma toute petite mésaventure .

Ils ont dit "épistaxis". Un truc impressionnant mais bénin.

Ils font leur boulot. Veulent savoir si derrière ce nez sanguinolant se cache une conscience affutée.

Essayer l'humour. La dignité se pare d'un sourire.La zen attitude est plus froide.

"Vous êtes  jamais que la septième personne à qui je raconte ce qui m'arrive.Tout a été noté sur l'ordi à mon arrivée. D'après les écrans,l'informatique fonctionne,non?"

Rester digne devant l'air absent des interlocuteurs. Se sentir comme une bosniaque fraichement débarquée: étrange étrangère.Se remoucher encore une fois et compter les caillots pour s'occuper.

Au bout de 4 heures , de centaines de mouchoirs en papier rougis, de borborygmes sanguinolants, on me dit:

"Le docteur va venir vous examinez.

-Lui aussi voudra savoir si je sais encore me moucher?"

Flop de la blague. Le lieu ne se prête pas à l'ironie.

Bon. Une ironie bafouillante et "hémoglobinante".Je le concède.

Donc.

Le fameux docteur arrive.

Re questions. Re souffler dans un mouchoir.Re caillots dégueus.

Rester digne quand il m'assène:

" Vous auriez du aller  chez un otho-rhino.Car ici, nous n'en avons pas aux urgences.

-Ben si on me l'avait dit avant..."

Mais déjà il ne m'écoute pas et me colle un tampax dans une narine.

"Voilà. cela vous empéchera de saigner.

-Et de respirer aussi..."

Rester digne...

Je suis entrée ici en mode boxeuse juste descendue du ring et j'en ressors  éléphant- woman!

Donc!

 

 

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 05:55

Il faut remettre la dignité au goût du jour.

La dignité affirmée : c'est bon pour le moral, c'est humain, c'est le respect qu'on nous doit.

Dans la vie quotidienne, il faut toujours avoir sa dose d'humour et de dignité prêtes à l'emploi. Comme autrefois : son carquois plein de flêches affutées.

Etre toujours prêt, c'est ça la recette. Parce que les attaques contre la  dignité sont  légions.

Toujours dégainer l'ironie. 

A la parfumerie, quand la jeune et jolie vendeuse te répond en te toisant, le nez  pincé:

- Oui, pour  cacher  vos imperfections de peau, nous avons une  toute nouvelle crème.

- Vraiment ?

Bon ça soulage. Mais comme elle est hérmétique à tout humour, elle te toise, se croyant sur l'Olympe... Dont elle ignore même le terme!

Dans le cabinet de ton médecin, la remplaçante qui te dit, saisie d'intuition, te soupesant du regard:

- Vous avez grossi là?

- Vous croyez ?

Quand tu cherches ton chemin dans Paris et que le chauffeur du bus interrogé t'aboie en réponse :

- Savez pas lire?! 

Rester digne et trouver une répartie genre :

- Hélas pas encore.

Bon. 

Parfois rester digne permet aussi à la personne en face de toi de rester digne.

Quand tu rencontres quelqu'un tout enthousiaste :

- Comment tu vas depuis tout ce temps?

Toi, tu ne te souviens absolument pas du quidam.

Si tu as la flemme mais que tu veux respecter ton principe de rester digne , de ne pas perdre la face et ne pas  faire perdre le face à ton interlocuteur un conseil : souris béatement et dis :

- Bien ! Après tout ce temps, tu as réussi à me reconnaître?

Et aussitôt, pour avorter toute tentative d'épanchement :

- Super! On se rappelle, j'ai un truc urgent!

Et là, tu tournes les talons vite fait, bien fait.

Deux dignités humaines intactes ! Deux !

Bien joué !

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 06:01

Ce texte ne s'adresse pas aux gars...quoique en cherchant bien...

Bon.

Je m'adresse à celles qui poireautent dans un salon de coiffure pour répondre aux critères de beauté du moment. Celles qui épluchent fièvreusement les magazines féminins clinquants pour y dénicher LE vêtement qui leur ira comme un gant, LA coiffure qui les transcendera, LES chaussures faites pour leurs pieds...

C'est du boulot d'être au top,  d'être jolie,douce, aimable, agréable,sexy.  Un boulot à temps plein.

Oui.

Même au réveil, après une nuit sans sommeil.

Même au milieu du désert.

Même avec une gastro.

Même en faisant les courses.

Même en débouchant les toilettes.

Il nous faut , à nous les filles, rester futiles et attirantes.

Depuis la nuit des grottes c'est ainsi : les filles se doivent  d'être belles et les garçons   costauds. 

A chaque ère son lot de contraintes. Parce que, c'est intemporel , on ne peut pas être jolie au naturel (sinon ça se saurait , non? ) Il nous faut suivre LA tendance.

Hirsute mais avec de beaux bijoux dans nos cavernes.

Obèse à souhait au fond du désert.

Blanche comme le lait au temps du Roi Soleil.

Les normes de la beauté vont et viennent...

Nous occidentales civilisées, nous sommes  en plein dans " la guerre des poils".

Avec:

- stratégies

- commandos

- attaques surprises

- éradication

Déjà , rien que le mot"poil" nous hérisse celui qu'on n'a plus.

 On ne fait pas de prisonniers. Un bon poil est un poil arraché. Faut pas nous chercher des bulbes!

Peau lisse égale peau belle.

Heu...

Grâce à photoshop pour les tops models des magazines, tout est simple. Mais nous, pauvres créatures réelles, on connait  trop bien le prix à payer pour quelques centimètres de peau glabre.

Que de grimaces, que de cris dans la tiédeur des institiuts ou la quiétude de la salle de bain!

Tout ça pour faire oublier notre animalité.

Parce que se faire griller les jambes, les aiselles et le maillot n'est pas une partie de plaisir.

Combien sont sorties de l'institut , marchant en canard tout ça pour faire brésilienne! 

Combien ont laissé de leur peau dans un épilateur électrique démoniaque! 

Combien ne se sont pas reconnues dans un miroir après une séance d'épilation des sourcils!

Parfois j'envie ma copine Mona, bavaroise épanouie et tranquille, qui, tout en gardant sa féminité a encore tous ses poils sur elle.

Véridique! Ca  existe encore des vraies femmes à la Frida Kahlo qui font des tresses avec les poils de leurs jambes, ont des touffes sous les bras et un mont de vénus plus que boisé!

Où sont donc mes poils d'antan? Ceux que j'aimais tant...

Heu...

Au fond d'une poubelle bien sûr!!

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:37

  Tu n'as pas de sosie toi?

  Non?

  Tu ne connais pas ta chance alors.

Déjà, le sentiment de se sentir unique . C'est pas mal.

Ressembler à quelqu'un d'autre ou être le doublon d'une autre personne n'est pas fait pour arranger l' ego.

Avoir un doublon qui se balade quelque part , c'est pas cool en vérité.

Moi, mon sosie m'attire des petits ennuis...Comme je dois le faire aussi pour elle...Nous sommes des jumelles incongrues. Des répliques qui ne se connaissent pas et qui n'ont en commun que leur apparence physique...Ainsi qu'une promiscuité géographique.

Un jour, on me dit , un peu vexé:

" Dis donc , pourquoi tu n'as pas répondu quand je t'ai dit bonjour devant Monop hier?

- Tout simplement parce que ce n'était pas moi..."

Généralement, les bons amis te font confiance...Généralement...Ils gardent un temps un oeil suspicieux sur toi puis,  ils oublient...jusqu'au retour de la copie conforme pas conforme!

Du coup, tu passes pour une lunatique, versatile , un peu débile. C'est pas très cool.

Puis il y a l'instant génant du genre,durant un concert,un des musiciens:

"Bonjour, vous êtes vraiment fan, je vous vois souvent.

-Heu...Non. C'est la première fois ."

Tête déconfite du gars. Regard oblique peu amène.

Mais tout  ça n'est pas très grave finalement quand arrive LE quiproquo, le blème, le bin's, le presque drame, la tragi-comédie.

Alors que je poussais mon chariot pensivement dans le supermarché du coin, un quidam s'approche de moi:

"Madame?

-Oui? croyant qu'il allait me demander où se trouvait le papier toilette.

-Vous m'avez insulté hier, alors que j'étais en train d'essayer de me garer.

-Excusez moi mais ce n'était pas moi, lui dis-je , maudissant ma copie double.

-Je vous reconnais, me répondit-il sûr de lui ,un brin menaçant.Vous étiez dans une Mercedes noire.

Là: sauvée par la mécanique! Avec un grand sourire je lui sors de ma poche ma clé, même pas électronique, de ma  caisse:

-Ben moi j'ai un vieux Voyager...

A moitié convaincu et devant l'insistance de mon plus beau sourire, il s'en va en maugréant:

-Parce qu'insulter les gens, c'est pas bien."

Saleté de deuxiéme moi!!

 

 

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 05:21

Des bestioles il y en a des tas à la Réunion!!

La plus impressionnante étant le requin. Celui qui se glisse dans l'eau trouble et attrappe le surfeur innocent.Si je peux le dire c'est que je n'en ai pas croisé pendant que je barbotais dans l'eau claire.Le requin est friand de tortues et il prend la planche de surf pour cet animal placide. Moi, j'étais ballotée par les rouleaux  tout près du bord, mais l'oeil fixé sur le drapeau "attention requin " quand même!! 

  Des tortues, j'en ai vu nager nonchalamment  au fond de l'eau., au dessus du corail agonisant, à la fois majestueuses et pataudes.Autour d'elles gravitaient de multiples poissons colorés. Des jaunes, des zébrés, des noirs, des bicolores, tricolores...tout ce que la nature à inventer pour nous  charmer. Des bleus surnaturels, des violets extaterrestres, des oranges venus d'ailleurs, bref, des couleurs quasies inimaginables...Traits vifs dans le bleu de l'océan.J'ai aperçu au loin une grappe de six dauphins qui patrouillait joyeusement, insouciants.Sur les rochers près du bord j'ai vu des curieux poissons sauteurs aux yeux globuleux aux allures de petits monstres.

Dans les cieux lumineux j'ai admiré divers oiseaux exotiques à la beauté insolente, dont le fameux "paille-en-queue"immaculé.Tout droit sorti du paradis lui.

Partout sur les bords des routes, j'ai vu des chiens errants, vivants ou morts, pauvres bestioles oubliées , livrées aux éléments et au hasard.J'y ai vu aussi d'énormes escargots baveux,voraces et coriaces.Grands comme une main:beurk!

Cachés parmi l'exubérante végétation j'ai surpris les "endormis" aux couleurs vives: les caméléons tranquilles.Leurs cousins , les petits "margouillats" sympathiques, quant à eux, je les ai vu s'accrocher  partout grâce aux ventouses de leurs pattes.

Dans des arrières cours et autres caves sombres , j'ai rencontré d'énormes et impressionnantes tortues terrestres , l'oeil triste , tout droit sorties de l'ère des dinosaures...

Oui, des bestioles, il y en a beaucoup. Notamment du côté des insectes.Théoriquement le z'oreille qui pose le pied à la Réunion se fait dévorer par les moustiques affamés de chair de métropole.

Ce ne fut pas mon cas. 

Il y a aussi les légions de diverses fourmis, plus ou moins agressives que j'ai croisé là bas.

Ainsi que des papillons de nuits cauchemardesques.Brrrrrrrrrrrrrr!

Mais la bestiole tropicale qui me laisse encore mi amusée mi dégoutée c'est bien le cafard réunionnais.

Gros comme un pouce,vif comme l'éclair,hideux à souhait j'ai fait sa connaissance la nuit de mon arrivée.

J'étais explosée de fatigue, il était survitaminé: il a gagné par forfait le droit de rester dans ma chambre...Pour cette nuit seulement!

Le lendemain,vengeresse,je l'ai noyé sous le spray aérosol, lui et tous ses siens!Car il avait une famille nombreuse l 'abject!

Ouf!

Et un paradis sans blattes, si possible. Un!

 

 

 

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