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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 15:38

Il existe des professions qui ont un aura magnétique sur l'imagination du citoyen lambda . Celle de journaliste en fait partie . Bien sûr , il y a les : acteurs , pompiers et autres grands dirigeants qui nous fascinent aisément . Je mets les métiers au masculin mais vous aurez rectifié vous même en y ajoutant le féminin qui va avec .

Bon , on garde tous ( et toutes , ok d'accord) notre âme d'enfant devant ces activités un peu mystérieuses . Souvenez -vous : vous vouliez être maitre ( ou maitresse) , Père Noël ( ou Fée Clochette) : bref , exercer des boulots idylliques. Hélas , la vie réelle n'a pas du tout le même bon gout que tous les rêves de gosses. Parmi toutes ces professions désirées , fantasmées, sur vendues par les médias , celle de "journaliste"sort du lot ( juste après Président de la république ... ). Qui n'a pas refait les enquêtes de Tintin ? De Clark Kent ? Ou de Loïs Lane ? Tout ça à la sauce romantico-judiciaire bien sur !

Bon , vous comprenez mieux mon enthousiasme quand j'appris qu'un journaliste de radio locale allait venir m'interroger chez moi pour parler de mon prix de poésie. Sa direction m'avait téléphoné la veille et annoncé son arrivée . J'étais impatiente de raconter l'aventure, la joie, le grand honneur qui me fut fait ...

Mais quand il vint : rien ne se passa comme prévu (Comme prévu dans notre imaginaire des métiers idylliques ) Il franchit ma porte et aussitôt déclencha son magnéto ( pas le temps de réfléchir madame) allez hop, hop sans aucune préparation donnez moi un de vos premiers poèmes , oui un de vos 16 ans voyons .

Pas un mot sur l'histoire du poème lauréat, du pourquoi de sa naissance, de mes motivations , inspirations . Par contre parler de mon travail , qui n'a rien à voir , il sut le faire .

Aussitôt arrivé , aussitôt parti. Montre en mains il ne resta que 10 minutes . Je restais là pantoise et dépitée. Je n'avais même pas pu lui donner les noms de mes recueils édités .

Et quand j'entendis le résultat à la radio ....Quelle déception !

Tout ça pour vous dire qu'on se fait des illusions sur certaines professions .

On ne m'y reprendra pas .... J'espère !

 

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:06

Et les robots sont inhumains ( toujours)

On connait tous l'agacement , pour ne pas dire plus , que provoquent certaines applications robotisées.

Le téléphone en est le meilleur représentant. Au bout de plusieurs minutes d'attente :

"Désolé, tous nos conseillers sont occupés. Rappelez plus tard.Tip Tip Tip "

On appelle ça se faire raccrocher au nez. C'est rageant .

Mais comme les concepteurs de telles applications ont conscience de l'extrême énervement que cela provoque, ils ont décidé de noyer le poisson :

"Appuyez sur 2 pour poursuivre . Revenez  au Menu . Nommez le service demandé . Je n'ai pas compris votre réponse.Recommencez. Je n'ai pas compris votre réponse. En raison d'un très grand nombre d'appels nous ne pouvons pas donner suite à votre appel . Réessayez plus tard. "

Bon , oui , le résultat est le même mais ça vous a pris au moins cinq minutes pour y arriver. Et puis , ça vous a tellement fait transpirer que finalement vous accueillez le "Tip Tip Tip " comme libérateur.

Vous avez remarqué la voix métallique et impersonnelle ? C'est du travaillé tout ça ! Il faut rendre tout ce qui est humain lisse et neutre ! Quel travail !

Les robots sont à l'image que veulent les hommes qui les programment en fait .

Quand, un vendredi soir je passe à la caisse et que ma carte bancaire est " non valide" , alors que mon compte est approvisionné , l'informatique à bon dos. Je n'ai jamais pu savoir quel était le doigt qui avait appuyé sur la touche "supprimer" dans ma banque...Doigt que j'aurais bien mordu de rage devant mon caddi plein de marchandises que j'ai dû abandonné faute de paiement !

Il y a aussi l'homme inhumain ( pour ne pas dire "con")

J'avais réservé une place de parking à l'aéroport de Bordeaux pour des vacances à La Réunion . Habitant à plus de 200 kms du site , j'arrive avec un quart d'heure d'avance. Je m'avance prudemment entre les plots , introduits ma réservation dans l'automate , verdict "carte non valide"! Je m'énerve , recommence:"carte non valide" . Le parking est quasi vide . J'appuie sur un bouton pour avoir une voix humaine qui me répond , agressive :

"Avant l'heure , c'est pas l'heure Madame ! Reculez ! "

J'ai reculé en fulminant contre ces foutus robots d'humains , jurant qu'on ne m'y reprendrait plus à vouloir partir en avion de Bordeaux !

Maintenant , je vais à Nantes où le ticket de parking commence 2 heures avant votre supposée arrivée!

Méfions nous de ne jamais vivre l'inverse : des robots qui seraient plus humains que nous!

Science fiction ? A peine !

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 19:45

La bêtise a-t-elle un âge ?

Le vieux con est-il plus con que le jeune con ?

La stupidité est-elle plus acceptable ridée que fraiche et rebondie ?

Un vieux fossile grincheux vaut il un blanc-bec arrogant ?

Vastes questions ! Le duel vieux schnock- jeunot peut se révéler intéressant.

Car parfois la bêtise rapproche les générations.Le fossé des ans se comble aisément par quelque attitude stupide. Elle peut être génétique aussi : on se refile l'esprit bas de plafond de père en fils ou de mère en fille, c'est selon ...

Chaque jour nous pouvons être confrontés à l'un ou l'autre de ces biens désagréables personnages .

Ils sont partout, toujours prêts à dégainer leur imbécilité perfide. La seule antidote possible contre eux est l'indifférence, même si leur crétinerie nous laissent pantois .

Le vieux grognon qui s'impatiente exagérément derrière toi à la caisse alors que tu es bien tranquille en train de ranger tes affaires dans le caddie en parlant gentiment avec la caissière .

-Vous pouvez pas vous dépêcher un peu , non? Ha les femmes faut toujours que vous parliez pour ne rien dire hein ?!

-Vous êtes si pressé que ça de retrouver votre télé?

Mais l'ironie n'a pas de prise sur l'individu estampillé "idiot" car il est trop primaire pour la comprendre .

Bien sûr , chacun à "son " histoire de repartie particulièrement stupide entendue ici ou là ...

L'imbécile , vieux ou jeune , étant un être très répandu dans la race humaine on en trouve tout le temps ...Nul besoin de le chercher! Celui qui filme tout un concert devant toi par exemple . Celle qui téléphone en racontant des détails intimes dans le train bondé... Bon, j'en passe ...

La bêtise crasse est toujours prête à surgir et à fondre sur toi.

Comme ce jour où une jeune femme, forte de sa flamboyante suffisance, me détaillant sans retenue, l’œil dubitatif , s'adressa ainsi à moi :

-Vous allez à Paris ? Et pour voir une expo?

-Oui . Pourquoi ?

-Non, rien . Ça m'étonne c'est tout, répondit-elle superbe de mépris .

-Il n'y a pas d'âge pour faire ça ! répondis-je.

Les idiotes, elles, n'ont pas de limites et passent les bornes sans sourciller , pensai je .

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 12:54

J'ai fait à La Réunion des rencontres sympathiques, le climat tropical aidant certainement à lier plus facilement connaissance .

Parmi tous les visages bienveillants , un se démarque particulièrement : celui de Madame Alphonse. Réunionnaise de naissance , c'est une dame presque centenaire d'origine chinoise à qui je fus présentée un jour.

Imaginez une très vieille dame parcheminée, maigre à faire peur mais dont le sourire et le regard gardent encore une pétillante jeunesse .

C'est une ancienne épicière d'un quartier populaire, ayant loué sa boutique , elle occupe les arrières de celle ci et son fils soixantenaire l'étage aménagé.

Un jour donc , on m’amène dire bonjour à la vénérable dame .

Dans une ruelle écrasée de soleil, derrière une boutique foisonnante, on pousse une lourde porte de zinc grillagée et là , à droite on voit les rayons fournis de l'actuel commerce et à gauche une autre lourde porte à franchir.

Une fois ceci fait , on se retrouve dans une sorte de cloaque sombre . Effectivemment, la pièce est aveugle . Le sol fait de terre battue par plusieurs générations de pieds travailleurs .

Des antiques étagères ploient sous l'abondance de produits vintages , anciens, passés de date etc...Vieilles boites attaquées par la rouille ou la décomposition.Tout cela croulant sous une poussière tenace.

Ajoutez une odeur de pisse de chat âcre et vous avez une idée de la caverne de Madame Alphonse .

Passé le moment d'étonnement et une fois que mes yeux se sont habitués à la pénombre , je découvre enfin celle qui tient tout ceci dans ses mains encore solides .

Elle est debout devant une énorme marmite au fumet très appétissant. Aussitôt , elle suspend tout geste et se donne à ses invités improvisés , elle s'installe dans un fauteuil qu'un chat veut bien lui céder.

Faisant attention de ne pas parler trop créole, elle raconte , l'ile , ses souvenirs , son quartier, ses enfants .

-T'es pas épaisse! Mange ma fi ! Me dit elle en me tendant un bol plein de sa soupe chinoise bien roborative et bien chaude en plein après midi !

Le délicat parfum sent si bon qu'il efface un peu l'odeur nauséabonde de l'urine des chats .

-C'est bon !

-Z'avez pas ça en métropole.

Derrière ses lunettes , je vois ses yeux qui pétillent.

Quand l'heure arrive de laisser Madame Alphonse à ses casseroles pleines de nourriture, (dont on ne sait qui en profitera ) les effusions sont sincères.

-Au revoir. Au revoir. A bientôt !

On retrouve la lourde porte de zinc , derrière laquelle le soleil brutal de La Réunion s'en donne à cœur joie.

Et là, brusquement, avant de franchir le seuil pour retomber dans la vie ordinaire, je suis attirée par un coin sombre qui s'agite .

Je découvre ébahie une tortue terrestre, grande comme une table de salon, prisonnière d'une obscure cage .

Le lent animal lève vers moi sa tête préhistorique et ouvre sa gueule d'où aucun son ne sort.

-C'est notre Caroline à nous . Elle veut sa salade. M'indique Madame Alphonse.

A ce moment je suis stupéfaite par la ressemblance criante entre ces deux êtres, vénérables ancêtres vivant recluses.

Dignes représentantes d'un passé révolu.

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 20:51

Aujourd'hui , il est de bon ton d'utiliser des termes forts pour attirer l'attention. J'avoue que le verbe "halluciner" parfois ,n'est pas galvaudé... Nul besoin de prendre une quelconque dose de drogue pour être "halluciné" ...

Je m'explique , quand je me suis retrouvée devant le comptoir SAV de la grande surface du coin , ramenant mon écran plat ayant rendu l'âme électronique encore sous garantie et que la docte personne chargée de l'envoyer se faire réparer me dit , les yeux dans les yeux :

- Pas la peine de la renvoyer ...

-Vous lisez comme moi que la date de garantie est loin d'être dépassée ?

-Oui. Mais ça ne sert à rien de la renvoyer. Le mieux serait d'en racheter une autre .Je ne vous la prends pas ...

Il y a de quoi halluciner , non?

Oui. Ou cauchemarder grave , comme on veut.

Me suis retrouvée d'un seul coup d'un seul dans le monde absurde de Kafka...

Fort heureusement pour moi, cet état second et déstabilisant n'a pas duré très longtemps.

Un collègue de la dame un peu plus conciliant l'ayant gentiment envoyée épousseter les rayons de la réserve... ma télé est donc partie sous garantie ! Ouf!

Une autre petite expérience que j'ai vécue avec ma fille cadette est là aussi pour prouver que les délires peuvent nous tomber dessus sans crier gare .

Ce jour là, nous étions parties pour la bibliothèque .

Arrivées à bon port, quand j'ai voulu couper le moteur de la voiture : impossible !

- Ôte la clé! me dit ma fille affolée

- C'est ce que je viens de faire ! lui répondis -je en la brandissant bien haut .

La voiture ronflait , prête à repartir. Elle hoquetait, toussait...Comme ça. Comme

mue par sa propre vie ...

On hallucinait . Réellement !

Nous étions dans le film "I robot" sans le vouloir! A chacun de ses soubresauts , on s'attendait à ce qu'elle file sur la route ou qu'elle explose ...

Le délire s'est poursuivi pour trouver quelqu'un pour couper la vie à ce satané moteur fou ! Deux nanas et une voiture qui veut se faire la malle sans chauffeur : le mécano s'est bien marré.

Quand il est venu nous dépanner il riait encore !

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 10:40

Une fausse bonne impression : tu vois de quoi je parle ami lecteur ?

Tu sais exactement de quoi je parle amie lectrice ...

C'est quand tu es sur un petit nuage factice et que tu en tombes brutalement .

On est tous passés par là.

Et ça fait mal ! Enfin ...J’exagère, notre égo s'en remet vite généralement.

Juste le temps d'un hérissement de poils.

Rien de bien méchant!

En voici quelques petits exemples.

A une bonne copine :

"Qu'est-ce que tu penses de ma nouvelle coupe?

-Mouais ... C'est toi qui a eu l'idée ? "

Dit ainsi , ça fait un peu moins mal qu'un regard moqueur dans la foule . Et puis , venant d'une copine à la pointe de la mode c'est sans doute vrai ...

En ville:

"T'as vu? J'ai réussi à faire un créneau ici ! Trop forte!

-Oui...Il y a très longtemps que tu n'en avais pas fait, ça se voit ..."

Bon, une voiture à moitié sur le trottoir, c'est une voiture garée, alors ...

A table :

"J'ai trouvé cette nouvelle recette pour utiliser les restes de mon frigo , j'ai fait des blinis de pâtes... Bon , ça ne ressemble pas trop à la photo mais tous les ingrédients y sont ....Et c'est bon ...Non?

-Reste traditionnelle, c'est mieux "

Ok , la prochaine fois pâtes au beurre au menu , ce sera plus simple .

Devant le miroir :

" T'as vu? Tu penses quoi de cette robe ? Pas mal non?

-Miaou !"

Bon , si même le chat se ligue contre mon bon goût ...

Dans la rue avec ma fille:

"T'as vu le succès que j'ai ? Les gens me regarde...Est-ce mon charme naturel ?

-Non. Tu as du persil entre les dents..."

Moralité ,pour perdre ses illusions : faites des gosses!

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 12:39

Aujourd'hui , il est de bon ton d'adorer tout ce qui est "vintage"...

On s'émerveille de tout ce qui faisait notre passé. Comme une envie de retour en arrière ...  Et  il faut suivre le mouvement pour être "politiquement correct".

Mais ...

La nostalgie parfois n'a pas que du bon !

Désolée de ne pas applaudir avec la foule débridée en adoration devant tous les tissus criards année 70. De ne pas aimer tout ce qui est d'hier ..

Pourquoi certaines choses sont  dépassées? C'est qu'elles ont été remplacées par d'autres , plus pratiques.Tout simplement .

Rouille et éclats sont bienvenus sur ces choses là...

Bref .

Nous avions cédé aux sirènes du "Temps Jadis" et nous avions pris place dans un train à vapeur qui longeait des gorges des Cévennes .

Enorme et vénérable locomotive. Impression monstrueuse devant l'imposante machine qui crachottait  de gros  nuages de fumée dans la petite gare en attendant ces passagers...

Soupirs gargantuesques. Hoquets gigantesques . Eructations charbonneuses...

Nous montâmes dans le wagon aménagé pour les touristes : pas de siéges, juste des barres contre les fenêtres et  au  milieu. Tout le monde se tenait debout pour admirer le paysage et apprécier la mécanique bien huilée sortie de son livre d'images . 

Il faisait beau et chaud .

La locomotive toussa, éructa et démarra doucement . Elle prit de l'élan  et inexorablement  quitta la petite gare pour sillonner la vallée encaissée tirant  tous ses wagons de touristes. 

Bientôt le train roula a une vitesse constante . Nous admirions comme tous les magnifiques paysages verdoyants ,doucement bercés par le roulis quand soudain:

"Aie ! cria fortement une femme  dans le wagon ,quelque chose m'a piqué! "

Presque aussitôt, plusieurs personnes dans le wagon eurent ou des grimaces , ou des cris étouffés.

Une nuée d'escarbilles incandescentes  venaient de nous  tomber dessus.

Nulle échappatoire.

Par les fenêtres ouvertes, la fumée brulante rentrait en vagues ininterrompues dans le wagon , maculant les vêtements de suie noire, picotant les peaux nues.

Le voyage dès lors perdit de son charme désuet . Chacun attendait avec impatience le retour dans la petite gare .Quand enfin nous descendîmes sur la terre ferme : quel spectacle! Nous étions tous  aussi  tachetés que des dalmatiens !

Le comble , c'est qu'une escarbille m'était tombée dans l'oeil et qu'il fallut trouver une pharmacie pour me l'ôter .

Borgne et  noire de suie, c'est ainsi que je quittais , sans regret , le petit train à vapeur .

On ne me reprendra plus à rêver de  "La machine à remonter le temps" !

 

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:10

Qui ne connait pas "Chantons sous la pluie"?

Tu vois la scène cher lecteur ? Toi aussi , chère lectrice ? La pluie tombe à torrents et le gars Kelly saute allégrement dans les flaques, au mépris de ses chaussures...

Un truc génial , rafraichissant! D'autant plus que le gars Kelly est aérien et souriant .

Dans cette scène,il est amoureux... C'est si romantique et dynamisant !

On a envie d'être avec lui sous cette pluie battante...

Mouais! Tout ça c'est pellicule et compagnie !

Parce que je le dis haut et fort : danser sous la pluie n'est pas aussi marrant que cela.

Je le dis parce que je le sais , parce que je l'ai fait !

Enfin ...Rien de dramatique ici . A part attraper un bon rhume , peu seyant ,on en survit.

J'adore la pluie en général . Sous un parapluie ...Derrière mes vitres...Ou plus simplement à l'abri dans mon imperméable ...

Et puis , ici, la pluie n'était pas acide, juste très mal venue ...

Nous étions fin Juin.

Je devais dansé avec quelques copines lors d'une animation festive. Juste pour une démonstration de quelques minutes.

La petite ville s'était parée de milliers de fleurs en papier crépon de toutes les couleurs pour l'occasion.

Des stands animés égayaient les rues attirant les promeneurs dans une ambiance bon enfant .Une bonne odeur de gaufre et des flonflons à profusion complétaient joyeusement le tableau .

Des hauts parleurs sortaient différentes musiques aguichantes. Plusieurs petites troupes attendaient le signal pour démarrer leur danse.

 Toutes de blanc vêtues avec ou une ceinture  ou une jupe rouge, nous attendions notre tour en guettant anxieusement le ciel . En effet , le calendrier indiquait fin Juin mais la température fraiche et la clarté grise du jour rappelaient plutôt un temps de Novembre.

Tout semblait indiquer que la pluie nous tomberait bien dessus.Nous ésperions juste qu'elle nous laisserait danser devant les badauds venus pour la fête.

D'ailleurs ces mêmes badauds nous attendaient de pied ferme. Bien emmitouflés dans leur imperméable et prêts à dégainer leur parapluie à la moindre goutte.

Vint le moment d'entrer "en scène," en fait nous dansions sur le bitume, les rues étant bloquées pour l'occasion.

Au moment précis de démarrer la chorégraphie : le ciel nous est réellement tombé sur la tête. Des seaux, des trombes , des chutes d'eau se sont abattus sur nous .

Les premiers pas de danse dans les flaques furent les plus difficiles ...Ensuite , bah , trempées pour trempées, nous étions lancées. Et puis le public encapuchonné nous encourageait .

Ruisselantes,les cheveux collés au visage , les vêtements rendus transparents par l'eau, nous poursuivions notre farandole vaille que vaille.

Quand soudain un fou rire irrépressible nous secoua toutes en même temps : nous étions sous les fleurs de papier crépon qui déversaient sur nous toutes les couleurs de l'arc en ciel !

Toutes bariolées, nous étions , oui, multitâches !

Merci la pluie!

 

 

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 07:27

Lecteur, je vais te raconter une anecdote du temps fort lointain où n'existaient pas encore ni les smartphones, ni les jeux en ligne .

Oui : une période préhistorique, je sais .

D'ailleurs,c'est dans une de ces grottes que se situe l'action.

Je me souviens.

Il y a un certain temps , nous étions en vacances en Dordogne et nous écumions  toutes les grottes ornées accessibles, par goût immodéré pour les magnifiques peintures rupestres sur les parois et  des mains en négatif  laissées par des artistes inégalés à ce jour .

Nous venions d'admirer le fac-similé de Lascaux .Nos yeux brillaient encore d'émerveillement .

Non loin de notre location, s'en trouvait une autre à visiter, la grotte de Bernifal ,tout à fait différente , à l'écart des grands centres touristiques .

Ce dont je me souviens, c'est du parking brûlé de soleil où nous garâmes la voiture puis de notre longue marche dans le bois frais attenant , en suivant des pancartes minimalistes.

 Au bout du sentier sylvestre, posée parmi la végétation , nous apparue une lourde porte de fer gardée par deux vieux messieurs assis sur un banc .

Ils avaient tous deux une chemise à carreaux bleus et d'une casquette beige, sobre uniforme . Surtout, ils tenaient dans leurs mains chacun une lampe à acétylène ...Pour remonter le temps : on n'a pas trouvé mieux!

Un peu bourru, l'un d'eux s'adressa au petit groupe que nous formions avec  quatre autres personnes .

"Bien. Bien. Vous n'êtes pas très nombreux: la visite sera plus riche."

Il sorti de sa poche une clé digne des contes : longue et pesante.

"Marchez dans mes pas . Ne touchez pas les parois."

Sur ce , il poussa la porta qui tourna sur ses gonds en grinçant bruyamment ...

Une bouffée d'air  mouillé nous saisit tandis que nous avancions quasi religieusement derrière notre guide.

"Attention ! Je vais refermer et je n'allumerais la lumière qu'après !"

La lourde porte se referma sur nous, nous plongeant dans le noir humide total.

Bref  instant de retour à nos peurs enfantines...

Cérémonial bien huilé pour nous mettre dans l'ambiance sacrée de la grotte.

Puis la lampe à acétylène s'actionna et nous fûmes tous rassurés de voir son faible rayon dans la grotte.

La visite se déroula ainsi ,entre deux plongées dans le noir , nous découvrions à la lueur tremblotante toutes les merveilles que recelait  la grotte.

Emerveillement garanti. Notre guide était prolixe et nous bouche bée devant les dessins et  les gravures ainsi dévoilés.

"Attention aux parois! Ne vous appuyez pas !"

Chose peu aisée étant donné le taux élevé d'humidité, le sol de la grotte se dérobant sous nos pieds .

Puis vint le moment du retour à la porte de fer. Notre guide nous dit en l'ouvrant :

"Voilà . La visite est terminée.Cette grotte se mérite .J'espère qu'elle vous a éblouie."

Et comme en écho , alors que le soleil éclatant nous aveugla en pénétrant dans la grotte:

"Attention ! Vous allez être éblouis! dit le second guide attendant dehors ...

Trop tard : la lumière , la chaleur et le sol glissant   eurent raison de mon équilibre.

"La paroi! "

Tant pis pour elle.

 

 

 

 

 

 

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 21:03

J'ai déjà parlé ici de ma Princesse Offensée...Non?

Pirouette , une de mes chattes adorées, fière  féline qui jamais ne se départait de sa noble attitude...

Enfin ...

Je la nommais :" La Fiérote" aussi .

Elle détestait ça . Et filait promptement par la fenêtre chercher querelle à quelque congénère pour se passer les nerfs. Son pelage rayé rappelait son lointain cousin le tigre...Elle aimait bien qu'on s'en souvienne et adorait qu'on le lui dise, quand elle essayait de jouer gentiment :

"Arrête Petit Tigre de nous déchiqueter les mains !"

Elle ignorait le mot "flagornerie"...Cependant , il ne fallait pas rire d'elle , ni la surprendre en mauvaise posture sous peine  de le payer de sa méprisante fuite . Rarement d'un  coup de griffes vengeur.

Pirouette Chasseresse décimait tout sur son passage : rouge-queues noirs , pies, geais, moineaux et même des écureuils, toutes proies étaient bonnes pour elle.

Ma Princesse Sans Humour régnait dans la cour devant la maison sans partage aucun.

J'ai vu des matous aguerris, courbé l'échine devant Sa Majesté Tigrée.

Un jour,  un chien errant affolé osa poser ses pattes vagabondes dans notre cour pierreuse... 

Il est arrivé fou joyeux. Il est reparti fou piteux . Le museau ensanglanté, le pelage troué de griffes.

Une chatte nouvellement arrivée dans le quartier a voulu passer outre ... J'ai été obligée ce jour là de la délivrer des pattes de mon Petit Monstre.

Jamais nous n'avons revu la téméraire féline.

Cependant,un jour de fin d'été mon acariâtre chatte a dû battre en retraite et baisser la tête pour la première fois.Pour sa plus grande humiliation.

Sur le vieux fil électrique traversant la cour, les hirondelles se tenaient prêtes au grand départ pour le Sud .  Petites faucilles pointues vibrantes et joyeuses.

Les parents donnaient les dernières leçons de vol aux petites de l'année.

Patiemment, se lancer dans le vide.

Maitriser les ailes.

Maitriser le vent.

Apprécier l'aide des adultes tout à côté.

Difficile exercice.

Pirouette les guettait.

Tapie sous une voiture, elle attendait  patiemment .

Vint ce moment  où  un vol s'échoua dans la poussière de la cour.

La chatte bondit sur sa proie.

Mais en même temps, une douzaine d'oiseaux furieux  piquèrent sur elle.

Refaisant plusieurs passages, la matraquant de coups de becs pointus, aguisés par la colère.Leurs cris perçants accompagnant chaque coup.

Surprise, dépitée Pirouette lâcha bien vite  prise.

Elle courut se mettre à l'abri dans la maison . Le poil défait. La rage au coeur .

Après ce jour , elle regarda toujours  les hirondelles de loin ,avec le mépris amer du vaincu ...

Nos railleries  hérissaient notre Princesse Sans Humour :

" Tu as trouvé plus fortes que toi!  Elles , elles sont les Reines !"

 

 

 

 

 

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